23.08.2008

#44

Je suis redevenue cette loque, j'ai replongé au coeur de la dépression. A nouveau le Seroplex et le Xanax, à nouveau l'arrêt maladie.

A la différence de la dernière, je me fiche royalement de mélanger les cachets à l'alcool. Bien au contraire, je commence à boire vers 16h00, j'ai désormais opté pour les cubis de vin qui m'évitent des aller retour trop fréquents à l'épicerie, je m'endors abrutie vers 22h00 et me réveille à 6h00 pliée en deux par les crises d'angoisses.

C'est le matin où la situation est la plus difficile, ouvrir les yeux et se dire que cette journée ne servira encore à rien, penser à lui qui doit dormir paisiblement auprès de celle qui m'a remplacée, se dire que plus aucun espoir n'illumine cette triste vie.

Le vent tourne m'a-t-on souvent dit, j'ai tellement entendu cette phrase.... le vent n'a jamais tourné, parfois les bourrasques sont moins violentes, presqu'agréables.... mais le vent souffle toujours dans le même sens depuis des années et je n'en peux plus de l'entendre siffler dans mes oreilles.

"Tu y arriveras, il suffit de croire en toi", non, je n'y arriverai pas,j'ai tenté tellement de choses, une psychothérapie, passer au delà de certaines barrières que je croyais infranchissables, j'ai tenté de devenir quelqu'un de bien et rien ne fonctionne.

Encore une semaine à être seule chez moi, sans manger, sans me laver, à pleurer et à avoir mal à en crever, comment je vais pouvoir retourner au boulot après ça?

16.08.2008

#43

Ceux qui ont compris que j'ai deux blogs comprendront aisément mon retour ici, la chute encore plus violente.

L'envie d'en finir, je ne peux pas retourner bosser, c'est juste impossible, je vais arrêter le psy et demander un psychiatre qui saura me gaver de médoc ou, encore mieux, m'envoyer dans un centre de soins.

Je me tue à petit feu et je n'en ai même plus honte, je veux crever, crever comme un chien écrasé au bord de la route, crever n'importe comment mais en finir.

Cette semaine sera déterminante dans la suite, cette semaine, j'aurai 31ans et mes rêves sont morts.