09.05.2009
#100
100 notes déja..... 100 petits écrits pour exprimer mon mal être.....
Je n'ai pas bu hier soir, pourquoi? j'en sais rien? trop de dégoût de moi même peut être....
Ce soir, la vodka est là (mon épicier n'avait plus de Ricard), elle me rappelle mes soirées avec ceux que je croyais être mes amis.... il n'en est rien, je crois que je n'ai plus d'amis et je fais tout pour.... j'invite un de mes potes à venir prendre un verre vendredi soir et je ne réponds pas à son appel quand il me demande à quelle heure il peut passer......
Le Sex Toy m'appelle, s'excuse, se cache derrière sa maladie pour justifier son comportement. Je réalise qu'il était mon garde fou, celui qui, par sa sobriété, m'aidait à ne pas aller trop loin dans le n'importe quoi.
Je suis seule face à moi même, seule face à mon n'importe quoi..... Une amie rencontrée en HP me dit "mais putain A. appelle moi quand tu sens que tu pars en vrille", une autre fille adorable que je ne connais pas encore me dit la même chose.
Mais dans ces moments là, j'oublie tout, même d'aller bosser jeudi.... je me crois capable de tout et je fais des milliers de conneries que je dois rattraper le lendemain.
Etat de stress permanent, se réveiller en se demandant ce qu'on a bien pu faire comme connerie la veille, c'est vraiment stressant...... Essayer de rattraper le coup, annuler les enchères que j'ai mis sur les saloperies que vend mon ex sur Ebay, m'excuser auprès d'une amie du Sex Toy à qui j'ai fait croire qu'il était à l'hôpital.... je me fais peur parfois.... je vais loin dans le n'importe quoi....
Appeler ma mère en sanglots ce soir, lui dire que je voudrais que tout ça s'arrête mais que je n'ai pas le cran, ettouffer un cri de douleur quand elle me dit "on t'adore, tu es notre petite fille, tu ne peux pas imaginer à quel point on t'aime".
Relire le mail de mon père, envoyé à 5h00 du mat parce qu'il ne dormait pas trop préoccupé par moi, où il écrit "bonne nuit ma petite fille adorée".
Passer quatre jours sans manger, sans me laver, à n'échanger que quelques paroles à mon épicier (j'espérais faire ma dose mercredi soir pour le week end, comme une idiote j'ai cassé une bouteille de vodka à peine rentrée chez moi mercredi...), quelques mots au téléphone avec la mère du Sex Toy qui tente de me mettre un savon mais qui n'y parvient pas tant mon indifférence est grande.....
Un week end dont les journées se passent au lit et les soirées devant mon verre.
Je deviens aigrie et ne supporte plus les jeunes qui squattent en bas de chez moi et qui hurlent jusque 2h du mat, ma mère toujours dans le "bien comme il faut, ne faisons aucune vague" m'engueule quand je lui apprends que je leur balance des seaux d'eau bouillante à la gueule quand ils abusent.......
J'ai 60 ans et je suis une pauvre fille aigrie, qu'attendre de plus de moi?
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