05.11.2008

#69

Le réconfort ne vient pas toujours d'où on pourrait s'imaginer.

Un des salauds qui m'a baisée cette année m'appelle pour prendre de mes nouvelles, savoir où j'en suis dans ma dépression. Je ne suis pas totalement naïve et je sais bien que derrière cet appel il avait l'espoir que j'aille mieux et qu'il puisse venir me sauter ce soir. Mais il est attentionné, me donne des conseils, me dit "arrête, ta vie n'est pas finie, pas toi". Je sais que ces flatteries n'ont pour unique but que de venir prendre du bon temps dans mon lit. Mais ça me fait plaisir, habituellement, les mecs pour qui je suis un plan cul pendant quelques semaines m'oublient dès qu'ils ont trouvé une poupée gonflable plus intéressante, celui là, s'entête après un an et demi de relation en pointillé, lui casé de son côté, moi parfois embarquée dans des relations de merde.

Bien évidemment, je ne crois en rien, pas aux sentiments dans cet appel, mais un de ceux pour qui j'ai morflé prend des nouvelles, j'aurais tellement préféré que ce soit celui pour qui je morfle actuellement.....

03.11.2008

#68

En fait, je réalise que je hais la vie.

Faire un enfant est la chose la plus égoiste au monde. Un jour, deux personnes baisent en sachant consciemment (dans la plupart des cas) ou non que 9 mois plus tard, ils tiendront entre leurs mains une petite chose rose et toute jolie.

Alors pendant un temps, ils sont gaga, jouent, s'occupent de leur progéniture.

Mais cette petite chose n'a jamais demandé à être là, elle est née de deux être qui voulaient se faire un cadeau, la vie, on l'impose aux gens. Et quand ils l'aiment pas (j'en ai fait l'expérience) on vous oblige à continuer, on vous colle des perfusions, on vous fait boire du charbon et j'en passe.....

Je suis le fruit de deux personnes qui se croyaient capable d'être parents, mais personne ne l'est, c'est un coup de poker, on a de la chance ou on n'en a pas. Certaines personnes sont aptes à vivre, d'autres non, j'en fais partie et on m'impose ce mal être, on m'impose cette société, ce monde qui me meurtrit.....

 

J'ai jamais demandé à être là moi.......

02.11.2008

#67

La méestime, voilà le mot qui me convient le mieux.

Je crois qu'il fut un temps où j'étais jolie, grande, mince, yeux verts.... j'aurais pu correspondre à certains mecs.

Mais ce manque de confiance en moi, cette timdiité, cette crainte d'être inintéressante voire idiote ont toujours fait que je suis restée en retrait, que je me suis contentée des connards fiers d'avoir sauté une fille comme moi ou encore de m'avoir affiché en soirée faisant croire à leurs potes que j'étais mannequin.

J'aurais aimé qu'on apprécie ma compagnie, mes discussions, ma parfois subtile subtilité...... non, je n'ai toujours été qu'un corps et quelque part aujourd'hui, je me réjouis que ce corps soit démoli, d'avoir perdu 8kg, de me fringuer comme une fille qui n'a jamais vu de sa vie un magasine de mode, que mes cheveux soient sales, ma peau dégueulasse, de mon absence de maquillage.....

Oubliés les talons, les jupes, les robes, les crêmes hors de prix, les brushing, les lissages de cheveux qui prennent trois plombes, je porte depuis 3 mois le même jean bien trop grand désormais, mon seul soutien gorge qui était trop serré il y a quelques mois est devenu mon meilleur ami, je regarde mes robes Maje et mes hauts Sandro avec une envie de gerber, je cherche désormais dans ma garde robe des fringues en taille 34/36, je n'ai plus rien alors j'assume ma maigreur dans ces fringues tailles 38 qui ne me vont absolument pas.....

Il faut donc admettre qu'à tous les niveaux autant intérieurs qu'extérieurs que je suis en pleine chute.......

 

 

 

 

 

 

Et si vous avez des plans pour des pantalons taille 34 pour 1,83m merci de me les filer............